Mon travail explore l'espace entre la vie et la mort, la foi et l'incertitude, et les expériences qui nous façonnent. J'utilise la peinture comme un moyen de réfléchir à la mémoire, à l'identité, à l'amour, à la perte et à la recherche de sens dans la vie quotidienne.
Les squelettes apparaissent tout au long de mon travail non pas simplement comme des symboles de la mort, mais comme un moyen de supprimer la surface. Sans peau, vêtements, statut ou apparence, nous sommes réduits à quelque chose de partagé. Sous tout ce qui nous sépare, nous sommes humains.
Je combine souvent des figures squelettiques avec des images religieuses, des fleurs, de la lumière, des objets familiers et des références tirées de mes propres expériences. Ces éléments portent leur propre symbolisme, mais ils laissent également de la place au spectateur pour apporter ses propres souvenirs et interprétations à l'œuvre. La foi est une présence importante dans ma pratique. Pas toujours comme une réponse, mais comme quelque chose à quoi je reviens en confrontant l'incertitude, la mortalité et les circonstances indépendantes de notre volonté.
Une grande partie de mon travail commence par quelque chose de personnel : un souvenir, une relation, une conversation, une perte, un moment de doute ou une expérience que j'essaie de comprendre. Grâce à la peinture, ces expériences deviennent quelque chose de plus grand que moi.
Je suis intéressée par la contradiction de savoir que la vie est temporaire tout en choisissant d'aimer profondément, de prendre des risques, de créer, de croire et d'aller de l'avant.
En fin de compte, mon travail est un rappel de notre mortalité, mais plus important encore, de ce que nous choisissons de faire avec le temps qui nous est donné.